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NASMASKAR - n°31 DECEMBRE 2003 |
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| SRI AUROBINDO | |||||
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| LES
BASES DU YOGA (suite) |
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LE SOMMEIL - LES RÊVES
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Le sommeil, à cause de sa base subconsciente, produit généralement une chute à un plan inférieur, à moins que ce ne soit un sommeil conscient.
Si ce n'est pas le cas, on doit, au réveil, toujours réagir contre cette tendance à l'obscurcissement et ne pas permettre à l'effet des nuits lourdes de s'accumuler. Ceci nécessite toujours un effort et une discipline soutenus. Il faut du temps, beaucoup de temps. Il n'est pas bon de se refuser à l'effort parce que l'on obtient pas de résultats immédiats. Durant la nuit, la conscience descend presque toujours en dessous du niveau obtenu par la pratique yoguique, à moins d'avoir durant le sommeil des expériences spéciales qui élèvent ou que la conscience yoguique acquise soit assez forte dans le physique même pour contrecarrer l'action de l'inertie subconsciente. Dans le sommeil ordinaire, la conscience dans le corps est celle du physique subconscient, qui est une conscience diminuée. Le reste de l'être se retire en arrière et une partie de sa conscience s'en va dans l'arrière plan, d'autres régions, et a des expériences qui se traduisent dans des rêves. Si vous allez à de très mauvais endroits, ce n'est pas nécessairement le signe qu'il y a quelque chose de mauvais en vous. Cela veut dire que vous allez dans le monde vital, comme tout le monde le fait ; or le monde vital est plein d'endroits et d'expériences semblables. Ce que vous avez à faire n'est pas tant d'éviter tout à fait d'y aller, car on ne peut pas complètement éviter d'y aller, mais d'y aller avec une pleine protection. C'est une des raisons pour lesquelles vous devriez vous souvenir de la Mère et vous ouvrir à la force avant de vous endormir. |
Vous ne devriez pas vous laisser troubler par la multitude des rêves du vital ou du subconscient ; car la plus grande part de l'expérience du rêve vient de ces deux endroits. Mais aspirez à être délivré de ces choses et des activités qu'elles révèlent, à être conscient et à rejeter tout ce qui n'est pas la vérité divine ; plus à l'état de veille vous obtiendrez cette vérité, plus ce tissu de rêves inférieurs s'éclaircira. Tâcher de rester éveillé la nuit n'est pas une bonne méthode ; la suppression du sommeil dont on a besoin rend le corps tâmasique et incapable de la concentration nécessaire pendant les heures de veille. La vraie manière est de transformer le sommeil, non de le supprimer. Le sommeil devenu de plus en plus conscient, se transforme en un mode interne de conscience dans lequel la pratique peut continuer aussi bien qu'à l'état de veille, et l'on devient capable en même temps d'entrer dans des plans de conscience autres que le physique et de disposer d'un immense champ d'expériences informatrices et utilisables. La nuit peut être utilisée pour une action supérieure,
pourvue que le corps ait le repos dont il a besoin ; car le but du sommeil
est le repos du corps et le renouvellement de la force vitale physique.
C'est une erreur de priver le corps de nourriture et de
sommeil, comme certains peuvent le faire par suite d'une idée ou d'une
impulsion ascétique.
On doit donner au corps ce dont il a besoin. Une nourriture
modérée (prise sans gourmandise, ni attachement), un sommeil suffisant,
mais non d'un genre lourd et tâmasique, telle devrait être la règle.
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