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- Les besoins d'un sâdhaka doivent être aussi peu nombreux
que possible, car il y a seulement un très petit nombre de choses
qui soient indispensables à la vie.
- L'ascétisme n'est pas, en lui même, l'idéal de
notre yoga. L'empire sur la matière ne veut pas dire avoir de
grandes possessions et les détériorer ou les gaspiller
avec prodigalité. Cela implique l'utilisation vraie et soigneuse
des choses et aussi la maîtrise de soi dans leur emploi.
- Ce qui est contraire à l'esprit du yoga, c'est l'attachement
à ce que l'on mange, la gourmandise et la convoitise, qui font
de la nourriture une partie indûment importante de la vie. Etre
conscient qu'un aliment est agréable au palais n'est pas une
faute;seulement on ne doit éprouver ni désir, ni envie
pour lui, ni exultation de l'avoir, ni regret ou déplaisir de
ne pas l'avoir. Il faut être calme avec équanimité,
sans trouble ni mécontentement quand la nourriture est insipide
ou peu abondante, et manger la quantité nécessaire, ni
plus, ni moins. Il ne doit y avoir ni envie, ni répugnance.
- La suppression totale du goût, rasa, ne fait pas partie de notre
yoga. Ce qu'il faut rejeter, c'est l'habitude de lui donner une importance
excessive.
- L'idée de ne pas manger est une mauvaise inspiration. La Gîta
dit : "le yoga n'est pas pour celui qui mange avec excès,
ni pour celui qui s'abstient complètement de manger".Négliger
le corps et le laisser s'épuiser est une erreur.
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- Ne négliger pas cette tendance de la nature vers le désir
de la nourriture, mais n'en faites pas trop de cas. On doit s'en occuper,
la purifier et la maîtriser, mais sans lui attacher trop d'importance.
- Il n'est pas nécessaire, pour manger, d'avoir de la gourmandise
ou du désir pour la nourriture. Le yogi mange pour sustenser
son corps.
- C'est un fait que, par le jeûne, si le mental et les nerfs sont
solides, on peut atteindre, pour un temps, un état d'énergie
et de réceptivité intérieures attrayant pour le
mental et que les réactions habituelles de faim, de faiblesse,
de dérangement intestinal, etc..., peuvent être évitées.
Mais le corps souffre de la diminution de la nourriture. Et, dans le
psychisme, se développe facilement un état morbide lié
à l'irruption d'une quantité d'énergie excessive
par rapport à ce que le système nerveux peut assimiler
ou coordonner. Les gens nerveux doivent donc éviter la tentation
du jeûne; il est souvent accompagné ou suivi d'aberrations
et d'une perte d'équilibre.
- La nourriture doit être prise dans l'état d'esprit juste
et avec une claire conscience. Il n'y a pas de mal à jeûner
de temps à autre pendant un ou deux jours, à réduire
la nourriture à une quantité petite mais suffisante; cependant,
une entière abstinence pour une plus longue pérode n'est
pas à recommander.
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